Mouvement social de novembre 2025 au Département – Où en est-on?

Où en est-on du côté de la CGT?

La CGT a déposé une premier préavis de grève du 3 au 14 novembre avec les revendications suivantes :

  • Au vu, du système de financement des Départements que vous dénoncez comme nous, du budget Le Cornu en débat actuellement à l’Assemblée nationale qui réduira encore les dotations aux départements et leur imposera de nouvelles mesures d’économie. Nous vous enjoignons à saisir l’Assemblée des Départements de France afin qu’elle saisisse le gouvernement au motif de l’impossibilité des Assemblées Départementales de voter le budget 2026 dans ce contexte.
  • L’abandon du nouveau règlement des frais de déplacement,
  • L’abandon du nouveau règlement de l’action sociale des personnels,
  • L’abandon du projet de refuser tous les temps partiels qui ne sont pas de droit (ex. : au-delà des trois ans d’un enfant) qui est en parfaite contradiction avec l’objectif d’une meilleure conciliation vie professionnelle / vie personnelle du plan d’action du département pour l’égalité femme / homme,
  • Une rencontre spécifique pour avancer dans la réponse à la pétition des assistant-e-s familial-e-s du département,
  • Le respect des décisions prise en instance (créations de postes, revalorisation de l’astreinte au 1er juillet etc.),
  • Le respect du protocole de remplacement DGADS dans la transparence,
  • Le maintien des effectifs de titulaires,
  • La création de postes de titulaires mobiles dans les directions où cela s’avère nécessaire (ex. : DGADS, DGAML),
  • Une meilleure considération de l’administration envers les CDD qui sont souvent fragilisés du fait de leurs situations précaires dans notre collectivité,
  • Un recours parcimonieux aux mesures disciplinaires.

La rencontre que le syndicat a eu avec Madame la Présidente le 30 octobre a permis de clarifier les points suivants :

  • projet de refuser tous les temps partiels qui ne sont pas de droit : en aucun cas une annonce de ce type aurait dû être faite par son administration aux agents car ce n’est pas la volonté de Madame la Présidente.
  • Maintien des effectifs de titulaires par rapport aux départs à la retraite : engagement de Madame la Présidente à maintenir le remplacement des départs à la retraite tout en étudiant la possibilité de déplacer ces supports de postes en fonction de l’évolution des besoins des services
  • respect des décisions prise en instance : Pour ce qui est de la date de démarrage de la revalorisation de l’astreinte Madame la Présidente nous a confirmé sans ambiguïté sa décision relative au 1er juillet.

S’agissant des autres points l’état des engagements pris par Madame la Présidente était le suivant :

  • Saisine de l’Assemblée des Départements de France au motif de l’impossibilité pour l’assemblée départementale de voter le budget pour 2026 dans le contexte actuel : nous sommes dans l’attente de voir l’action de l’ADF dans les prochaines semaines.
  • Abandon du nouveau règlement des frais de déplacements : nous attendons la réunion du 3ème groupe de travail sur le sujet prévue le 25 novembre prochain pour savoir si nos revendications vont été prises en compte.
  • Abandon du nouveau règlement de l’action sociale des personnels : nous étions dans l’attente de la prochaine réunion de travail du 18 juin pour voir si nos revendications vont être prises en compte,
  • Organisation d’une rencontre spécifique en réponse à la pétition très largement signée par les Assistants-es familial-es : nous sommes toujours dans l’attente d’une proposition de rencontre par votre administration
  • Respect du protocole de remplacement des effectifs de la DGADS dans la transparence : des situations problématiques demeurent et n’ont toujours pas été prises en charge,
  • Recours parcimonieux aux mesures disciplinaires et accompagnement des agents à leur demande lors d’entretiens hiérarchiques : votre administration cherche toujours à nous écarter des demandes d’accompagnement de nos collègues sous couvert d’entretiens n’ayant pas de vocation disciplinaire,
  • DGADS – Articulation urgente à mettre en place entre les services SEDIP CRIP et SST : nous sommes dans l’attente de la mise en place de cette mesure.

C’est pourquoi dans l’attente de l’aboutissement de ces engagements notre syndicat a déposé un préavis du 17 au 27 novembre.

Un préavis de la CGT ça peut servir…

A l’ASE de Beaucaire

Nous avons appris par un courriel adressé aux collègues de la DGADS le 5 novembre dernier que les agents de l’ASE de Beaucaire avaient décidé de se mettre en grève le mercredi 12 décembre et de se rassembler devant l’Hôtel du Département. Cette démarche semblait faire suite à un courrier de ces agents en date du 30 septembre adressé à Madame la Présidente et signé de la CFDT.

Ces agents se sont retrouvés devant l’Hôtel du Département accompagnées d’assistantes familiales de Beaucaire venues les soutenir. Il semble que ces agents se soient mis en grève sous couvert de notre préavis mais sans nous associer car leur démarche se voulait « a-syndicale ». En parallèle la CFDT avait obtenu un rendez-vous de Madame la présidente le même jour et pratiquement à l’heure du rassemblement mais sans avoir du déposer un préavis de grève au préalable. Cette rencontre a porté sur des sujets très proches de ceux figurants dans notre préavis et / ou abordés en instance par notre syndicat notamment d’agissant de l’aide sociale à l’enfance. Nous nous contenterons pour illustrer notre propos de la conclusion de notre compte-rendu du dernier CST concernant notre demande de bilan du fonctionnement de la CRIP et du SEDIP :.

Alors nous avions bien compris que les postes de CDD octroyés dans les territoires pour la période transitoire du transfert aux deux services centraux ne seraient pas renouvelés à fortiori dans
cette période de recherche d’économies à tout prix pour satisfaire au dogme de la Chambre Régionale des Comptes. Pour autant les injonctions du politique sur la situation de la protection de
l’enfance sont d’une dissonance insoutenable. D’un côté il faut entendre l’élue à la protection de l’enfance se féliciter de la politique du Département à l’extérieur, de l’autre le Président des
instances paritaires nous enjoindre à nous adapter à la pénurie de moyens parce que c’est la faute de l’Etat et que si ça continue le Département va disparaître. Comment ne pas y perdre
le sens du travail ???

Cette conclusion peut-être mise en relation avec le compte-rendu de la rencontre de nos collègues de la CFDT avec Madame la Présidente du 12 novembre qui indique la chose suivante :

« Madame la présidente nous informe [….] :

  • du maintien des CDD qui avaient été prolongés un an à la suite du transfert d’activité vers la Sedip et la Crip.
  • les CDD intervenant en renfort n’auront plus de contrat inférieur à un an ».
Alors la CGT est ravie d’apprendre qu’en date du 12 novembre, avec notre préavis de grève certaines de nos revendications et de nos demandes en instance depuis quelques mois ont pu être entendues par Mme La Présidente, notamment :
  • le maintien des CDD qui avaient été prolongés d’un an à la suite du transfert d’activité vers le SEDIP et la CRIP,
  • que les CDD en renfort n’auront plus de contrats inférieurs à 1 an.
En effet la CGT et certains de nos collègues experts nommés par notre syndicat en instance avaient demandé  une meilleure visibilité de la durée des CDD et une meilleure considération de nos collègues en contrat de travail précaires dans notre collectivité.
Alors un grand merci  enfin à tous les agents qui sont venus s’exprimer en instance pour témoigner de leurs conditions de travail difficiles, exercice qui n’était pas facile mais qui a permis finalement de réelles avancées.
NOTA : si certaines informations relatées ici s’avéraient inexactes ou imprécises nous accorderons bien volontiers dans nos pages un droit de réponse à nos collègues de la CFDT.

Au CMS de Bagnols sur Cèze

Les agent.es du Service Territorial (SST) de Bagnols-sur-Cèze ont souhaité de leur propre initiative se mettre en grève le 13 novembre 2025 dans le cadre du préavis de grève déposé par la CGT.

Dans leur courrier adressé à Madame la Présidente le 7 novembre ils-elles rappelaient le compte-rendu de notre rencontre avec cette dernière dans le cadre du préavis où elle avait rappelé ses préoccupations concernant les conditions de travail des agents. Cependant, ils.elles souhaitaient porter à à sa connaissance les difficultés rencontrées dans leur centre médico-social.

La mobilisation visait à dénoncer la dégradation continue des conditions de travail, notamment lié à la suppression des postes de titulaires et à la non-reconduction de plusieurs contrats à durée déterminée (CDD). Ces suppressions de postes entraînent des conséquences directes et préoccupantes sur la qualité de la prise en charge des usagers, ainsi que sur la charge de travail supportée par les agents.

Ils-elles sont à ce jour dans l’attente d’un retour du cabinet de Madame la Présidente. Ceci dit les avancées obtenues lors de la mobilisation du 12 devraient au moins pour partie répondre à leurs préoccupations.

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