La conduite des projets de réorganisation sensées servir les objectifs politiques du schéma des solidarités a abouti à une situation de blocage en 2023. Il en a résulté une étude d’impact diligentée par les élus F3SCT et réalisée par le cabinet InCréa. Les conclusions du cabinet ont conduit à l’abandon du processus de réorganisation d’une part et ont identifié des carences dans la conduite du projet managérial d’autre part. Ces carences portaient principalement sur une communication descendante, le déficit d’association des praticiens et l’absence de reconnaissance de ces derniers comme experts de leur travail.
Afin de s’affranchir de situations de blocages futures, administration et représentants du personnel se sont accordées sur la création d’un comité permettant de se concerter sur les objectifs, les méthodes à mettre en œuvre et le calendrier des projets de réorganisation relatifs au schéma. Les travaux de ce comité de concertation reposaient sur l’amendement des fiches actions thématiques adossées au schéma synthétisant les éléments sus-cités (objectifs, méthode, calendrier). Il a fallu un an de réunion pour que l’exhaustivité de ces fiches soient portée à la connaissance des OS sans qu’elles aient pu intervenir sur leur contenu. Elles ont finalement été présentées au comité de mars 2025 et considérés comme validées par l’administration malgré nos réserves.
Aujourd’hui force est de constater que rien de ce qui a été validé en mars n’a été respecté, ni les objectifs, ni la méthode, ni le calendrier. Pire, on envoie des agents dans des groupes de travail pour débattre de l’évolution de leur travail alors que les décisions ont déjà été prises.
Et lorsque des explication sont demandées en CST, élus, représentants du personnel et agents sont contraints d’entendre bien sagement les plus beaux mensonges de l’administration.
En proposant d’intégrer ce comité la CGT a misé sur la bonne foi de l’administration. Les faits démontrent malheureusement le contraire et entrainent une grande souffrance au travail dont tous les signalements hygiène et sécurité tant des équipes de terrain que de leur encadrement sont la preuve.
Pour ces raison la CGT a décidé de ne plus cautionner les travaux du comité de concertation du schéma des solidarités de la DGADS.
Nous avons donc annoncé lors de la dernière réunion de ce comité le 14 octobre dernier que nous ne siègerions plus et nous limiterions à analyser les projets de réorganisation de la DGADS dans le cadre des instances CST et F3SCT. Ceci pour ne pas avoir à donner notre quitus sur un processus de concertation qui n’existe que dans le discours de l’administration sans correspondance avec les propos tenus aux agents sur le terrain. Comme nous l’avons toujours fait, notre travail d’analyse s’appuiera sur la parole des agents directement concernés par les projets à l’ordre du jour.
Nous regrettons d’avoir cru à cette démarche que nous pensions constructive car censée faire prévaloir la parole des professionnels de terrain.
