L’Assemblée Départementale fait des économies sur le dos des plus démunis!!!

Le 9 janvier dernier l’Assemblée Départemental a voté le budget de l’exercice 2026. Dans son discours devant l’assemblée Madame la Présidente indiquait « nous devrons faire des économies, sans brutalité ni facilité. Aucune coupe généralisée : chaque décision sera ciblée, justifiée, proportionnée. Le budget demeure ambitieux mais responsable, avec un examen au cas par cas selon l’intérêt général, la soutenabilité et la priorité des besoins. […] Les contraintes sont réelles, mais nous n’abandonnerons ni compétence, ni territoire, ni citoyen ».

Le Conseil départemental, en tant que chef de file de l’action sociale, joue un rôle central pour aider les personnes en difficulté dans le Gard. La collectivité est censée agir pour que chacun puisse accéder à ses droits et bénéficier d’un accompagnement adapté, grâce à des services de proximité notamment. Ainsi, aider les plus vulnérables est une des 11 priorités de la feuille de route du schéma des solidarités sociales 2022-2027.

Or c’est par une note de service du DGADS en date du 20 février dernier que nos collègues du social apprenaient que le règlement départemental de l’Aide Social allait faire l’objet d’une adaptation. « Conformément aux engagements pris lors du vote du BP 2026 l’assemblée départementale a fait le choix de concentrer son intervention sur les publics qui relèvent de sa compétence obligatoire à savoir, les familles avec enfants, les femmes enceintes et les jeunes de moins de 26 ans ». Ainsi à compter du 25 février les aides extralégales, c’est à dire pour les personnes seules ou en couple sans enfants ne seront plus possibles.

Comme le disait Madame la Présidente lors de son discours relatif au rapport de Chambre Régionale des Comptes :

Nous ne laisserons pas tomber les plus fragiles. Parce que c’est ça, la solidarité. Et c’est ça, notre engagement.

Comprenne qui pourra…

Aussi la CGT dénonce avec la plus grande fermeté la décision de notre employeur départemental de supprimer ces aides ponctuelles destinées aux personnes  les plus démunies.

Dans les services de proximité de notre Département c’est la sidération!
QUI a bien pu voter pour l’exclusion de cette large frange de la population sollicitant nos services ? Des économies sur le dos des plus démunis ?
Cette mesure frappe et exclue d’un soutien ponctuel des personnes qui sont dans la galère. Ces aides constituaient souvent le dernier rempart contre l’exclusion, la précarité alimentaire …
Alors que la crise sociale s’aggrave et que la pauvreté progresse , le département choisit de tourner le dos à sa mission première : la SOLIDARITE.
La CGT refuse que les plus vulnérables servent de variable d’ajustement budgétaire !
Nous dénonçons également les conséquences pour les travailleurs sociaux placés en première ligne pour annoncer aux usagers, qu’aucune solution ne leur sera désormais proposée. Cette décision les met en souffrance professionnelle et en contradiction avec le sens même de leur mission de service public !
La Solidarité n’est pas une option ! Elle est le fondement même de l’action départementale.
La CGT se tient aux cotés des agents et des usagers et n’exclut aucune forme d’action pour obtenir le rétablissement de ces aides indispensables.
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